Aristide Kouamé ou un artiste antipollution

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La revitalisation des océans a été le thème de réflexion consacrée à la récente journée internationale dédiée à cela. Cet appel lancé doit être pris en considération par tous et toutes pour la sauvegarde de cette source de richesses qui de jour en jour, est exposée aux déchets engendrant des conséquences inimaginables. Si une telle bataille est prise en considération par un infime nombre voire négligée, Aristide Kouamé  convertit plutôt son art à cette fin.

Dans le cadre de la décennie des Nations-Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030), chacun est interpellé pour une action collective.  A cet effet, Aristide Kouamé, jeune  artiste en peinture, s’est engagé depuis quelque temps et est un exemple pour sa communauté et le monde.

Né le 17 juin 1995 à Abidjan en Côte d’Ivoire, il est diplômé en Master 2 en peinture à l’école des beaux-arts. Le constat par rapport à son inspiration viendra de son maître. Devenu pour lui alors une passion au fil des temps, il joindra l’utile à l’agréable après observation des objets utilisés autour de lui que sont  les bidons, les sacs plastiques, les boites de conserve et bien d’autres. Il agit en environnementaliste en les collectant, surtout ceux répandus au bord de l’eau, de la mer pour en faire après récupération des œuvres picturales. Ainsi il donne une seconde vie aux déchets et s’en sert pour passer un message, soit en français, soit en nouchi (langage vernaculaire ivoirien) ou en bien d’autres dialectes de son pays, raconte des histoires passées à l’oubliette, fait des portraits en guise d’héritage pour les générations à venir. Car en  l’absence de l’homme, les écrits parlent.

En plus de ses conceptions créatives basées sur la revalorisation du passé et du présent, son apport en environnement est d’une si grande importance dans le développement durable pour la préservation de la planète par le recyclage de tous ces déchets échoués sur le bord d’une plage !

Les déchets aquatiques sont causés par les hommes et sont à un fort taux de pourcentage en matière plastique. Quelques études, à l’instar de celles réalisées par la fondation Ellen Mc Arthur, sont inquiétantes. Elle estime qu’en 2050, il y aura plus de matière plastique que de poissons dans les mers et océans et rappelle que parmi tous les déchets, ceux du plastique restent plus problématiques. « Ils ne se dégradent  jamais totalement, mais se fragmentent en microparticules sous l’effet des vagues, du vent et du soleil. Une fois dans l’Océan, les déchets ont de multiples impacts sur la vie aquatique, mais également sur l’Homme et ses activités. Ils peuvent entraver les voies de navigation, perturber les activités de pêche et dans certains cas, occasionner des blessures,(…) jonchent les plages, comme les morceaux de verre et de métal ou encore les seringues sont un danger pour l’Homme. Ils sont coupants et peuvent véhiculer des maladies.

Les déchets aquatiques ont également des impacts indirects sur l’Homme. Les microparticules de plastique présentes en grand nombre dans les océans ont la particularité de fixer les polluants. Ingérés par les espèces marines, ces polluants semblent ainsi rentrer dans la chaîne alimentaire pour se retrouver… dans nos assiettes », indiquent-elles.

Enseignant de profession rajouté à l’esthétisme qu’il affectionne tant par ses créations, son souhait le plus ardent est de penser autrement l’art ivoirien peu enclin à la culture plasticienne.

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